Enseignants et homéopathie : comprendre les profils pour mieux enseigner

Enseignants et homéopathie, deux mots que l’on n’a pas l’habitude d’associer. Et pourtant, c’est ce que nous vous proposons d’explorer dans cet article. Au-delà des questions de santé, comment l’homéopathie peut aider les enseignants à mieux se comprendre ? Et à mieux comprendre leurs élèves ?

Depuis la rentrée scolaire, on entend parler dans les médias et en consultation des enfants, des ados, des élèves, des étudiants. HPI, TDAH, TSA et autres difficultés d’apprentissages sont au coeur des conversations. Fort intéressant au demeurant de prendre la peine de comprendre chaque enfant dans sa particularité. Mais les enseignants dans tout ça ? Qui tient compte de leurs particularités ? Et eux-mêmes sont-ils conscients de ce qu’on leur demande ? 

Je vous propose de regarder les enseignants à travers l’homéopathie. Sans étiqueter qui que ce soit, les typologies homéopathiques offrent un langage utile pour comprendre forces, fragilités et contextes d’enseignement où chacun s’épanouit.

Tous les profils homéopathiques ne peuvent pas devenir enseignants.

Saviez-vous qu’en homéopathie, on étudie chaque typologie en fonction du remède qui correspond ?

Végétal, animal, minéral, nos grands remèdes (ou polychrestes) sont étudiés sous l’angle des particularités physiques, forces ou fragilités, mais aussi des modes de réaction psychologiques, forces et fragilités.

C’est particulièrement important pour chacun de nos patients, parce qu’on peut l’aider à comprendre son mode de fonctionnement et pourquoi il se sent bien dans telle ou telle situation, et mal dans telle autre. Nous sommes tous concernés !

Et avant de chercher à sortir de sa zone de confort, il faut l’avoir trouvée et s’y sentir bien. Comprendre son profil homéopathique, c’est donc une première étape.

Connaître son profil pour mieux enseigner

Alors, me direz-vous, quel rapport avec nos enseignants ?  

Je vous explique : 

Tout le monde ne peut pas être enseignant !

Tout le monde n’est pas fait pour enseigner en maternelle, primaire, collège, lycée, université. Chacun, en fonction de son terrain, devra trouver sa place, et, si possible, faire entendre sa voix pour obtenir le juste poste. Et c’est en se connaissant bien que l’on peut y arriver !

Je sais, ça peut paraître utopiste, mais sans un peu de rêve on ne crée jamais rien…

Quels profils homéopathiques chez les enseignants ?

Je vais parler au féminin, en raison de la grande féminisation du métier, mais tout peut être lu au masculin, c’est exactement la même chose.

PULSATILLA : chaleur, réassurance, limites face à l’ironie

PULSATILLA est une personne très affectueuse, tactile, tendre, prête à tout donner. C’est sa force et sa fragilité. Prête à tout donner, elle est prête à tout recevoir, et n’est pas armée contre l’agressivité, la violence. Son poste idéal sera la maternelle, son pire cauchemar, le collège et le lycée. En maternelle, elle sera rassurante pour les enfants et les parents. Sa chaleur humaine lui sera renvoyée et elle sera rassurée. Cercle vertueux, tout va bien.

Chez les plus grands, elle se heurtera à l’ironie, aux plaisanteries, les “on n’est pas des bébés” qui vont la déstabiliser et lui faire perdre les pédales. Cercle vicieux, elle va perdre confiance en elle, n’inspirera plus confiance et la dégringolade est assurée.

SULFUR : confiance, joute d’idées, peu à l’aise avec le maternage

SULFUR : un peu cracra, très confiante en elle, sûre de son enseignement, elle résiste à beaucoup de situations. Elle a besoin de répondant, positif ou négatif, mais la réactivité est son moteur. Si on l’admire, c’est encore mieux, sinon, tant pis. Les classes idéales : à partir du CP et jusqu’à l’université. Son pire cauchemar : la maternelle. Dorloter, cajoler, consoler, ce n’est pas son truc, elle risque de devenir agressive et de se mettre à dos les parents et les collègues.  Face aux ados, elle va argumenter et aura plaisir à prouver qu’elle a raison. C’est son kiff.

NATRUM MURIATICUM : observation fine, retenue, souffrance en silence

NATRUM MURIATICUM : réservée, secrète, elle voit tout, entend tout et n’intervient que quand elle pense que c’est utile et efficace. Pas de classe idéale, pas de classe cauchemar, elle sera fiable à tous les niveaux, et souffrira intérieurement pour chaque enfant en souffrance. Autant vous dire que le métier n’est pas de tout repos pour elle. Le plus confortable serait le petit nombre, voire le soutien individuel, le CDI, et surtout le soutien en groupes de paroles où elle excellerait, groupes trop rares encore dans l’enseignement public.

LUESINUM : passion et dispersion, besoin d’autonomie

LUESINUM : la passionnée, en recherche permanente, qui ne retient jamais le nom de ses élèves, ni celui de ses collègues. Ses cours sont passionnants mais brouillons. Elle ne comprend pas que les élèves ne soient pas aussi passionnés qu’elle, qu’on lui reproche d’aller trop vite (elle a tant de choses à dire) ni qu’on lui impose un programme alors que ses passions sont ailleurs. Ses classes idéales : l’université. Son pire cauchemar, la maternelle, on peut le comprendre. Elle sera le cauchemar des petits parce que son manque de structure sera un manque de sécurité pour eux, et donc pour leurs parents.

Enseignants et homéopathie : des profils très variés

Les profils homéopathiques que nous venons de détailler ne sont qu’un échantillon. Nous pourrions multiplier les exemples avec encore bien d’autres polychrestes ! Mais je suis sûre que chaque typologie évoquée plus haut vous rappelle déjà un de vos profs.

L’intérêt ? Comme je vous l’ai dit, si chacun se connaît mieux, il comprend où est sa souffrance. Pour les enseignants, mieux se comprendre permet de mieux se protéger, éviter des souffrances. Adapter ses cours pour pallier ses faiblesses. Et qui sait, peut-être demander à changer de niveau de classe pour avoir un poste plus adapté en fonction de la personnalité de chacun !

L’homéopathie pour mieux cerner la relation enseignant-élève

Imaginez un élève PULSATILLA avec un enseignant LUESINUM, l’enfant tendre avec le “savant fou”. Que vont-ils comprendre l’un à l’autre ? L’année scolaire risque d’être difficile… Ça vaut quand même le coup d’expliquer à PULSATILLA comment fonctionne son prof, et qu’elle n’est en rien responsable de l’incompréhension. Il va juste falloir faire avec pendant un an. Pour le prof LUESINUM, c’est plus compliqué parce qu’il ne comprendra pas toute la sensibilité de PULSATILLA. Cependant, chaque année et dans chaque classe, il aura au moins un(e) PULSATILLA. Compliqué pour tout le monde !

On peut faire le même exercice, en imaginant un élève SULFUR et un prof NATRUM MURIATICUM. Ils arriveront à s’entendre à condition que chacun fasse un effort. Ce qui est difficile pour l’un comme pour l’autre, ces deux profils homéopathiques ayant du mal à se comprendre…

Si on a un élève SULFUR et un professeur LUESINUM, la relation sera forcément explosive ! Il va être difficile de trouver un terrain d’entente, mais ce n’est pas impossible avec beaucoup de pédagogie et une bonne dose de patience.

Bien sûr, on pourrait multiplier les exemples à l’infini. On peut d’ailleurs retrouver ces combinaisons dans n’importe quel métier en relation avec le public, ce n’est pas réservé au couple enfant / enseignant.

Et si on proposait une formation en homéopathie à nos enseignants ?

Chez Alternaria, bien sûr, on explique tout ça à nos futurs soignants. Les profils homéopathiques en fonction du Terrain de la personne, mais aussi de son psychisme et de sa façon d’entrer en relation avec les autres.

On enseigne aussi la psychomédecine qui demande à chacun de réfléchir à ce qu’il est, à ses forces, à ses faiblesses, à ses limites, à sa zone de confort et à quel type de public il aura plaisir à s’adresser. Ça a l’air simple dit comme ça, dans la réalité, nous sommes amenés à expliquer, dédramatiser, soutenir, encourager.

Toutes ces choses devraient aussi être un soutien à tous les enseignants. Utiliser l’homéopathie pour mieux se comprendre, mieux comprendre les élèves et trouver un soutien dans son métier. Un métier profondément humain, qui mérite un décodage au travers des profils homéopathiques comme soutien !

Enseignants, pensez-vous que ce type de formation en profils d’homéopathie et psychomédecine pourrait vous aider ?

2 Comments

  1. Loïc

    Merci pour cet article très intéressant ! Bien que je ne sois pas enseignant de profession, cette approche par profils a été éclairante pour mon activité de formateur auprès d’adultes.

    Découvrir et mieux comprendre mon propre profil m’a vraiment aidé à adapter mes méthodes d’animation lors des stages et formations que j’anime. Cela m’a permis de prendre conscience de mes forces naturelles mais aussi de mes points de vigilance, notamment dans ma façon de communiquer et d’interagir avec les participants.

    Cette meilleure connaissance de soi est précieuse pour quiconque est amené à transmettre des savoirs ou à accompagner des apprentissages, que ce soit dans un cadre scolaire ou en formation professionnelle. Les insights proposés ici peuvent vraiment améliorer notre posture pédagogique et notre relation aux apprenants.

    Une ressource utile pour tous ceux qui travaillent dans l’accompagnement et la transmission !

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  2. Marie-Hélène Tournadre

    Bonjour,
    Je trouve que c’est une approche très intéressante et originale aussi. dans un premier temps, j’aimerais savoir quel est mon profil en tant qu’enseignante !
    Merci de cette proposition.

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