Préparez le réveillon avec l’homéopathie

Noël approche, avec son festival de repas de familles multipliés par le nombre de séparations et de familles recomposées. Rajouté au vieillissement de la population, nous n’en sommes plus à un réveillon suivi d’un repas de Noël mais à combien de réveillons, goûters, repas dits “de Noël” pour arriver à faire plaisir à tout le monde ?

Donc, dindes, bûches, fruits de mer, mayonnaise, chocolats, alcools en tous genres vont se succéder pendant près de deux semaines… C’est festif, c’est sympa, mais pour certains c’est cruel.

Et en janvier nous allons être noyés par les conseils alimentaires en vue de perdre les kilos pris.

Alors, que faire ?

Homéopathe depuis 40 ans, autant vous dire que j’ai vu passer beaucoup de Noëls, beaucoup de kilos, beaucoup d’indigestions. Dans cet article, je vais vous expliquer comment l’homéopathie peut vous aider à préparer le réveillon, et à limiter les dégâts et les indigestions.

Réveillon : qui peut manger quoi ?

Une recommandation de base est d’éviter de manger trop gras et trop sucré. Tout est dans le “trop”, c’est là qu’il va falloir jouer de finesse. 

La base est de recommander à chacun de s’écouter… 

Les personnes au foie fragile éliminent spontanément le gras et l’alcool. Ils savent s’arrêter de manger à temps, rester à table et ne pas se resservir. C’est une question de survie pour eux, ils se connaissent et n’ont pas envie de se rendre malades. Pour ceux-là, le principe de réalité est bien présent, pas question de le contourner. Aucun conseil à donner, ils ne vous en demandent pas. Ils auront peut-être un ou deux kilos en plus début janvier, mais ce n’est pas vraiment un problème. Le vrai combat sera de reprendre sa diététique habituelle et de fuir les galettes.

En homéopathie, ils se reconnaîtront chez Phosphorus, Sépia, Lycopodium et bien d’autres “hépatiques”.

…Mais pas trop.

La difficulté, c’est quand le principe de réalité disparaît au profit du principe de plaisir. Les choses se gâtent. Certains d’entre vous se reconnaîtront peut-être. On arrive à la période, bardé de bonnes résolutions, qui fondent, d’un seul coup d’un seul, à la vue du premier plat ou de la première bouteille. Une odeur de viande rôtie, un gâteau au chocolat, un pudding bien anglais ou un “petit” apéritif, rien de tel pour vous faire voir la vie plus légère et oublier ce qui pourrait vous contraindre. Et là, ça va moins bien.

Ces épicuriens invétérés viendront vous voir avant, mais vous savez que très probablement vos conseils avisés ne seront pas suivis. Je suis même sûre qu’ils le savent eux-mêmes. 

Comment l’homéopathie peut aider ceux qui aiment trop manger ?

Lorsque que j’exerçais encore, j’avais opté pour l’attitude : ”Vous savez que vous allez plus ou moins vous rendre malade, voici mes propositions pour limiter les dégâts”. Considérant cette période de réveillon comme une maladie collective aiguë, je proposais des remèdes d’urgence en homéopathie. 

Hahnemann disait dans sa grande sagesse :  “Ne refusez pas au malade tout ce qu’il désire, tout ce qu’il demande avec insistance, et ne cherchez pas non plus à lui offrir ou à le persuader de prendre des choses qu’il ne demande pas”….

Alors nous y sommes, traitons le malade et sa maladie. L’homéopathie a une grande panoplie de remèdes qui aident au bon fonctionnement de l’appareil digestif, et notamment en période de réveillon.

Quelques remèdes pour préparer le réveillon

NUX VOMICA, connu de tous, qui, pris avant et/ou après les repas, soulage quasiment de tous les maux qui peuvent être induits par un trop gros repas : maux de ventre, migraine, gueule de bois, diarrhée, constipation, langue chargée etc. Surtout si c’est accompagné d’agressivité. Il va beaucoup mieux après avoir vomi. C’est un remède hélas très connu pour faire passer la gueule de bois, et on a tendance à oublier toutes les autres richesses, mais pour le sujet qui nous intéresse, il est presque incontournable.

IPECA, tout aussi efficace sur les nausées et autres gueules de bois, mais la langue est propre. Il n’est pas soulagé par les vomissements, et le reflux a tendance à le faire tousser.

QNTIMONIUM CRUDUM qui a mangé trop et trop vite. Ce n’est pas un gourmet, c’est un glouton. Incapable de se freiner, il regrette amèrement de n’avoir pas résisté à la tentation. Lui, il espère une “bonne grosse diarrhée” pour aller mieux, et, en effet, il sera soulagé presque immédiatement, prêt à recommencer car il n’apprend pas de ses erreurs.

LYCOPODIUM ne va pas faire partie des épicuriens, loin s’en faut puisqu’il fait partie des personnes à foie fragile. Mais il souffre d’un mal passablement handicapant à cette période : l’allergie aux huîtres. Pas un problème me direz-vous, il suffit de ne pas en manger. C’est vrai et c’est ce qu’ils font dès qu’ils ont identifié le problème. Pas toujours facile quand on a mangé de tout et  n’importe comment pendant 8 jours. Il est bien rare qu’il n’y en ait pas un dans la famille. Vous le sauverez en ayant un tube sur vous. Et vous aurez sa reconnaissance éternelle.

SULFUR dont les éructations et les gaz sentent l’œuf pourri. Impossible de le rater.

SEPIA qui malgré ses protestations s’est vu infliger un peu d’alcool ou de mayonnaise. Un bon jus de citron va lui faire un bien fou, surtout qu’il adore l’acide. 

PHOSPHORUS qui, en plus d’avoir un foie plus que fragile, est épuisé de trop veiller, ce qui l’empêche de dormir. Double peine pour lui.

Et beaucoup d’autres remèdes encore, parce que l’homéopathie ne traite pas les nausées et les vomissements mais des hommes et des femmes qui ont envie de vomir et/ou vomissent. Ça change tout. En fonction du type de nausées, de vomissements, des signes d’accompagnement, des horaires, des aliments qui dérangent, du stress qui peut accompagner ces fêtes (joie, contrariété, deuil etc.), les remèdes seront différents.

Réveillon et homéopathie : tout se prépare sur mesure

Tout l’intérêt de l’homéopathie réside dans la personnalisation du traitement. Bien connaître son patient permet de lui donner les conseils d’hygiène de vie qui lui correspondent. Certains ne les suivrons pas, on le sait. Ce n’est pas un manque de respect ou l’envie de ne pas guérir, mais c’est leur tempérament, leur constitution et il leur faudra beaucoup de temps pour admettre de changer de mode de vie. Ce n’est pas grave, pas le peine de s’énerver, c’est comme ça, c’est tout.

J’ai aussi appris ça, avec l’homéopathie : nous sommes tous différents, chacun a son histoire et passe sa vie à faire avec au mieux. Nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne. Nous avons notre rôle à jouer. Faisons notre métier du mieux que nous pouvons, mais restons modestes, les graines semées ne germeront pas toutes et pas tout de suite. 

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